West Nile, un virus transmis des oiseaux aux mammifères par les moustiques

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Publié le 24/08/2026

Information proposée par Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail - ANSES

Le virus West Nile, aussi appelé virus du Nil occidental, affecte surtout les oiseaux, les chevaux et les humains. Présent depuis plusieurs décennies dans le pourtour méditerranéen, son aire de répartition remonte progressivement vers le nord de la France.

Comment se transmet le virus ?

Le West Nile est transmis principalement par les moustiques du genre Culex. Ceux-ci sont porteurs du virus après avoir piqué un oiseau infecté. Les moustiques peuvent transmettre le virus aux mammifères, notamment les êtres humains et les chevaux. Il s’agit de culs-de-sac épidémiologiques. En effet, les moustiques ne peuvent pas devenir porteurs après avoir piqué un mammifère infecté.  

Quelles espèces d’oiseaux peuvent être porteuses du virus ?

250 espèces d’oiseaux peuvent être porteuses du virus West Nile. Les groupes les plus concernés sont les passereaux, auquel appartiennent par exemple les moineaux et les corvidés, et les rapaces. Lorsque le virus infecte une population aviaire pour la première fois, il peut provoquer une forte mortalité. Cela a par exemple été le cas lors de l’arrivée du virus aux États-Unis en 1999. Cependant, en Europe, l'infection des oiseaux par le virus West Nile est rare et principalement asymptomatique. Elle ne représente pas de risque pour les élevages de volailles.

Quels sont les symptômes de la maladie ?

Les chevaux et les êtres humains sont les seuls mammifères pouvant présenter des symptômes. Cependant, 80 % des infections sont asymptomatiques.

Dans 20 % des cas, les chevaux et les humains présentent une forme fébrile. Elle se caractérise par de la fatigue, une fièvre importante, des maux de tête et des douleurs musculaires et articulaires. Elle passe après quelques jours.

Enfin, dans moins de 1% des cas, ils peuvent présenter une forme neurologique. Elle est à l’origine d’encéphalites et de méningo-encéphalites et peut être mortelle. Des séquelles neurologiques peuvent persister plusieurs années voire toute la vie.

D’où vient le virus et comment sa répartition géographique a-t-elle évoluée ?

Le virus West Nile a été découvert en 1937 en Ouganda, dans le district qui a donné son nom au virus. Depuis, son aire de répartition s’est étendue. D’après l’OMS, le West Nile a une répartition mondiale et est désormais présent en Afrique, en Europe, au Moyen-Orient, en Amérique du Nord et en Asie occidentale. Les premiers cas de chevaux et d’humains infectés en France ont été rapportés dans les années 1960. Il s’agissait de cas sporadiques sur le pourtour méditerranéen. Ils sont devenus plus fréquents dans les pays méditerranéens à partir de la fin des années 1990.

En 2022, des infections de chevaux par le virus ont été diagnostiqués pour la première fois sur la côte atlantique, en Gironde. En 2025, la présence du virus s’est étendue aux régions Ile-de-France, Centre-Val de Loire, Auvergne-Rhône-Alpes et Occitanie. En 2026, le nombre d’infections symptomatiques chez les équidés a atteint un niveau record en France hexagonale dès le début de la saison de transmission, avec près de 100 cas en août, principalement en PACA, Corse et Occitanie mais également dans les Hauts-de-France, en Nouvelle-Aquitaine et dans les Pays de la Loire. Des cas chez les humains sont également recensés par Santé publique France.

Quelles sont les causes de l’extension de l’aire de répartition du virus ?

Les causes de la diffusion du virus sont multiples. Il s’agit notamment des échanges internationaux, du réchauffement climatique, de l’urbanisation et de la perte de biodiversité. Ces facteurs peuvent modifier le comportement des moustiques et des oiseaux porteurs du virus. Ceci est particulièrement vrai pour les oiseaux migrateurs qui peuvent modifier leurs trajets migratoires.

Quels sont les moyens de prévention pour l’être humain ?

Il n’existe pas de vaccin pour l’être humain ni de traitement. Seuls les symptômes peuvent être soignés. Pour se protéger du virus, il est conseillé d’adopter les mesures habituelles contre les piqûres de moustiques :

  • Utiliser des répulsifs,
  • Porter des vêtements longs, amples et de couleur claire,
  • Éviter de sortir au crépuscule, lorsque les moustiques du genre Culex sont les plus actifs.

Les personnes âgées ou immunodéprimées sont les plus susceptibles de développer des formes graves, elles doivent particulièrement suivre ces recommandations.

Il est également recommandé d’éliminer les lieux de ponte : vider les coupelles et pots remplis d’eau, recouvrir les bidons de récupération de l’eau de pluie avec une moustiquaire et curer les gouttières.

Quels sont les moyens de prévention pour les chevaux ?

Il existe un vaccin contre le virus West Nile pour les chevaux. Il est recommandé de faire vacciner les équidés dans les régions où des cas ont été signalés.

Comment le virus est-il surveillé ?

La surveillance du virus West Nile est coordonnée par la Direction générale de l'alimentation pour les animaux et par la Direction générale de la santé et Santé publique France pour les humains.

L’Anses est impliquée dans la confirmation des cas aviaires et équins. Les infections dans la faune sauvage sont remontées par le réseau de surveillance des maladies infectieuses des oiseaux et des mammifères sauvages terrestres Sagir, qui dépend de l’Office français de la biodiversité. La surveillance des cas chez les chevaux est menée en étroite collaboration avec le réseau d’épidémio-surveillance des pathologies équines Respe, les vétérinaires indépendants et les directions départementales de la protection des populations (DDPP)  

L’identification des cas humains est gérée par le centre national de référence des arbovirus, c’est-à-dire des pathogènes transmis par les arthropodes hématophages comme les moustiques et les tiques. Celui-ci est porté par l’Inserm (Institut national de la santé et de la recherche médicale) et l’IRBA (Institut de recherche biomédicale des armées)

Quel est le rôle de l’Anses ?

L’unité Virologie du laboratoire de santé animale de l’Anses est laboratoire de référence au niveau national et européen sur le virus West Nile. Elle mène également des recherches pour mieux connaître la situation épidémiologique et comprendre les facteurs influençant la virulence du virus.

  • Le mandat de référence national

Le laboratoire national de référence (LNR) sur le virus West Nile coordonne un réseau de 7 laboratoires d’analyse agréés. En cas de suspicion d’infection d’un animal, les laboratoires de ce réseau font les premières analyses sérologiques. Celles-ci visent à savoir si l’animal a effectivement été infecté par le virus. Le LNR fait les analyses de confirmation.  Le diagnostic moléculaire, correspondant à la recherche du génome viral dans le sang, le liquide céphalorachidien ou les organes cibles de l’infection tels que le cerveau, le foie ou la rate, est réalisé uniquement par le LNR. Lorsqu’un cas est avéré, le LNR alerte les autorités, notamment la DGAL et la direction départementale de la protection des populations concernée.

Le LNR a également pour rôle de déterminer la fiabilité des méthodes d’analyses utilisées par les laboratoires du réseau. Il vérifie régulièrement leurs capacités de détection en réalisant des essais inter-laboratoires d’aptitude à partir de matériel de référence qu’il fournit.

  • Le mandat de référence européen

L’Anses est laboratoire de référence de l’Union européenne pour les maladies équines depuis 2008. Il comprend un volet sur les virus équins transmis par les moustiques En plus du virus West Nile, cet ensemble de virus inclus le virus de l’encéphalite équine japonaise, le virus de l’encéphalite équine de l’Est, le virus de l’encéphalite équine de l’Ouest et le virus de l’encéphalite équine du Venezuela. Le virus du Nil occidental est le plus courant en Europe.

Le rôle du LRUE est d’harmoniser les pratiques de détection entre les LNR des pays de l’Union européenne et de réaliser des essais inter laboratoires auprès de ces laboratoires. Il peut réaliser des confirmations d’analyse sur demande.

  • Des recherches pour mieux comprendre le virus

L’Anses mène des enquêtes épidémiologiques pour avoir une vision globale des infections des chevaux par le virus, au-delà des cas symptomatiques. Ces études sont faites en France et à l’international.

L’Agence conduit également des travaux pour mieux comprendre les facteurs qui déterminent la virulence du virus. Par exemple, elle étudie les déterminants moléculaires et génétiques qui expliquent que certaines souches sont plus virulentes que d’autres selon les espèces infectées.

Autre sujet d’étude, l’effet de la coïnfection par un virus proche du virus West Nile, qui est porté par les mêmes espèces d’oiseaux et transmis par les mêmes moustiques : le virus d’Usutu. Cette coïnfection, qui a été signalée chez des oiseaux migrateurs et dans un zoo en Allemagne mais pas en France, pourrait influencer la circulation des virus. Les recherches ont également pour objectif de savoir si les infections ont été simultanées ou successives.

La comparaison des deux virus pourrait également donner des pistes pour le traitement du West Nile. En effet, les oiseaux présentent des symptômes lorsqu’ils sont infectés par le virus Usutu, mais il n’y a que très peu de cas chez le cheval et chez l’être humain. Les espèces avec des symptômes semblent donc inversées par rapport au virus West Nile. En comprendre la cause pourrait permettre de mieux lutter contre ce dernier. 

À retrouver sur https://www.anses.fr/fr/content/west-nile-virus-oiseaux-mammiferes-moustiques

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Une personne atteinte de la maladie d’Alzheimer peut-elle vivre seule ?

Article

Publié le 19/08/2026

Information proposée par France Alzheimer

Recevoir un diagnostic de maladie d’Alzheimer soulève rapidement une question essentielle : est-il encore possible de vivre seul chez soi ? À vrai dire, il n’existe pas de réponse universelle.

Tout dépend du stade de l’évolution de la maladie, du niveau d’autonomie, de l’environnement et des aides disponibles. L’objectif est de préserver la qualité de vie de la personne tout en garantissant sa sécurité et celle de son entourage.

L'essentiel 

  • En France, plus de 1,4 million de personnes vivent actuellement avec une maladie d’Alzheimer ou une maladie apparentée, un chiffre qui pourrait dépasser 2,3 millions en 2050 en raison du vieillissement de la population (1).
  • Une personne atteinte de la maladie d’Alzheimer peut parfois continuer à vivre seule, sous réserve d’une évaluation régulière de son autonomie, de son environnement et de sa sécurité.
  • La perte progressive des capacités cognitives nécessite généralement une adaptation de l’accompagnement, avec la mise en place d’aides à domicile, de dispositifs de sécurité ou, lorsque cela devient nécessaire, d’un changement de lieu de vie.

Une personne atteinte de la maladie d’Alzheimer peut-elle continuer à vivre seule ?

Oui, lorsque la maladie débute

Au début de la maladie, de nombreuses personnes conservent une autonomie suffisante pour continuer à vivre à leur domicile. Elles restent capables de réaliser la plupart des gestes de la vie quotidienne, comme préparer un repas simple, gérer leur hygiène ou effectuer certaines courses.

Cependant, les premiers troubles de la mémoire, de l’orientation ou des fonctions exécutives peuvent déjà compliquer certaines activités, notamment la gestion des médicaments, des démarches administratives ou des finances.

Le maintien à domicile est alors envisageable, à condition que la situation soit régulièrement réévaluée par les professionnels de santé et que les proches restent attentifs à l’évolution des difficultés.

Une autonomie qui évolue avec la maladie

Pour rappel, la maladie d’Alzheimer est une maladie neurodégénérative évolutive. Avec le temps, les troubles cognitifs s’accentuent et réduisent progressivement les capacités d’adaptation de la personne. Des difficultés peuvent apparaître pour :

  • se repérer dans le temps et dans l’espace ;
  • reconnaître certains lieux ou certaines personnes ;
  • utiliser des appareils du quotidien ;
  • préparer les repas ;
  • prendre correctement un traitement ;
  • réagir de manière adaptée face à une situation inhabituelle.

La possibilité de vivre seul ne dépend donc pas uniquement du diagnostic, mais surtout du degré d’autonomie observé au quotidien.

Quels sont les risques lorsqu’une personne atteinte d’Alzheimer vit seule ?

Vivre seul peut permettre de préserver les habitudes, les repères et le sentiment d’indépendance. Toutefois, cette situation peut également exposer la personne à plusieurs risques qui augmentent avec l’évolution de la maladie.

Des risques pour la sécurité

Les principaux dangers concernent notamment :

  • les chutes ;
  • les oublis de médicaments ou les erreurs de dosage ;
  • les départs du domicile avec un risque d’errance ;
  • l’utilisation inappropriée d’appareils électriques ou du gaz ;
  • les oublis de repas ou de boissons pouvant entraîner une dénutrition ou une déshydratation.

Selon la Haute Autorité de santé, l’évaluation régulière de ces risques fait partie intégrante du suivi de la maladie (2).

L’isolement social

Par ailleurs, vivre seul peut également favoriser un isolement progressif, notamment lorsque les troubles de la communication ou de la mémoire compliquent les relations sociales.

Cet isolement peut entraîner une perte de stimulation cognitive, une diminution de l’activité physique ainsi qu’une altération de la qualité de vie. Les visites des proches, les activités proposées par les accueils de jour ou les associations constituent des leviers importants pour maintenir le lien social.

Quelles solutions permettent de prolonger le maintien à domicile ?

Le maintien à domicile n’est jamais mis en place sur la seule volonté de la personne. Il nécessite un accompagnement adapté qui évolue avec la maladie.

Mettre en place des aides au quotidien

Plusieurs dispositifs peuvent contribuer à sécuriser le maintien à domicile :

  • l’intervention d’un service d’aide et d’accompagnement à domicile ;
  • des soins infirmiers lorsque nécessaire ;
  • le portage de repas ;
  • la téléassistance ;
  • l’accompagnement par un ergothérapeute ;
  • l’accueil de jour afin de maintenir les activités sociales et de soutenir les proches aidants.

L’aménagement du logement joue également un rôle essentiel dans le bien-être de la personne atteinte d’Alzheimer. En effet, il conviendra de sécuriser l’environnement et les déplacements de la personne en supprimant tout obstacle, en adaptant l’éclairage et les aides techniques et matérielles afin de limiter certains risques domestiques.

Savoir réévaluer la situation

Hélas, le maintien à domicile n’est pas une solution définitive. Lorsque les risques deviennent trop importants malgré les aides mises en place, une autre organisation peut être envisagée avec la personne malade, sa famille et les professionnels.

Cette évolution peut passer par un hébergement chez un proche, une résidence autonomie lorsque la situation le permet ou un établissement d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (EHPAD) lorsque l’accompagnement médical et quotidien devient indispensable.

L’objectif n’est pas de retirer son autonomie à la personne, mais de lui offrir un environnement adapté à ses besoins et à l’évolution de la maladie.

Comment savoir si une personne atteinte d’Alzheimer ne peut plus vivre seule ?

Aucun critère unique ne permet de déterminer le moment où une personne ne peut plus vivre seule.

Cette décision doit résulter d’une évaluation globale réalisée avec les professionnels de santé, en tenant compte de l’évolution de la maladie, des capacités fonctionnelles et de l’environnement. Plusieurs signes doivent néanmoins alerter :

  • des oublis fréquents mettant la sécurité en danger ;
  • des épisodes de désorientation ou d’errance ;
  • des difficultés importantes pour s’alimenter ou assurer son hygiène ;
  • une incapacité à gérer les médicaments ;
  • des chutes répétées ;
  • une anxiété importante ou un isolement marqué.

Une réévaluation régulière permet d’adapter progressivement l’accompagnement et d’éviter toute situation d’urgence.

Foire aux questions

Une personne atteinte d’Alzheimer peut-elle rester seule quelques heures ?

La durée pendant laquelle la personne peut rester seule dépend de son autonomie, de son état de santé et des mesures de sécurité mises en place.

À partir de quel moment ne peut-on plus vivre seul avec Alzheimer ?

La décision repose sur l’évaluation des capacités de la personne et des risques observés dans la vie quotidienne. Certaines personnes nécessitent un accompagnement renforcé plus tôt que d’autres.

Comment sécuriser le domicile d’une personne atteinte d’Alzheimer ?

L’aménagement du logement, la suppression des obstacles, la téléassistance et un accompagnement à domicile permettent de réduire de nombreux risques tout en favorisant le maintien de l’autonomie.

Les aides à domicile suffisent-elles toujours ?

Non. Elles permettent souvent de prolonger le maintien à domicile, mais elles ne compensent pas toujours la progression de la maladie. Lorsque la sécurité ou la santé de la personne ne peuvent plus être garanties, un autre mode d’accompagnement peut devenir nécessaire.

 

Sources :

(1) Alzheimer Europe – The Prevalence of Dementia in Europe 2025. Consulté sur https://www.alzheimer-europe.org/sites/default/files/2026-01/alzheimer_europe_-_dementia_prevalence_report_2025_-_final_-_digital.pdf 

(2) Haute Autorité de Santé. Maladie d’Alzheimer et maladies apparentées : diagnostic et prise en charge. Consulté sur https://www.has-sante.fr/upload/docs/application/pdf/2011-12/recommandation_maladie_d_alzheimer_et_maladies_apparentees_diagnostic_et_prsie_en_charge.pdf 

 

À retrouver sur https://www.francealzheimer.org/une-personne-atteinte-de-la-maladie-dalzheimer-peut-elle-vivre-seule/

France Alzheimer est une association qui représente les personnes atteintes de la maladie d'Alzheimer et leurs familles. Elle offre un soutien psychologique, des informations fiables et organise des activités pour favoriser les échanges et le bien-être des personnes concernées.

France Alzheimer

Don et greffe de moelle osseuse : Tu as entre 18 et 25 ans ? Et tu es un homme ?

Article

Publié le 10/08/2026

Information proposée par Agence de la Biomédecine

Ton profil est particulièrement recherché pour offrir les meilleures chances de guérison aux malades.
On te dit comment faire pour t'inscrire comme donneur de moelle osseusse et, peut-être un jour, sauver une vie !

Qui a besoin d'un don de moelle osseuse ?

De nombreuses personnes qui ont une maladie grave du sang.

Ce qui représente des milliers d’enfants et d’adultes, en France comme à l’étranger.

De quelles maladies parle-t-on ? On pense aux leucémies bien sûr. Mais cela peut aussi soigner des aplasies médullaires, des maladies métaboliques ou génétiques (déficit immunitaire, adrénoleucodystrophie…). Et bien d’autres encore. Autant de maladies dont l’origine est un dysfonctionnement de la moelle osseuse.

Qui peut être donneur ?

Si vous cochez ces 3 cases : le registre national des donneurs de moelle osseuse vous attend !

  • AVOIR ENTRE 18 et 35 ANS,

au moment de l’inscription (mais on peut rester inscrit(e) et faire un don de moelle osseuse jusqu’à 60 ans inclus). ?

  • ÊTRE EN PARFAITE SANTÉ,

vous pouvez vérifier que vous ne possédez pas de contre-indications au don de moelle osseuse dans notre FAQ ou directement dans le formulaire d’inscription au registre.

  • RÉPONDRE À UN QUESTIONNAIRE DE SANTÉ,

suivi d’un prélèvement salivaire ou d’une prise de sang pour établir votre « carte d’identité biologique ». C’est ce qui permet par la suite de savoir si vous êtes compatible avec un patient.

Quels sont les profils de donneurs volontaires recherchés par le registre français ?

Aujourd'hui, l'objectif du registre français est de recruter des volontaires de manière ciblée pour augmenter les possibilités de greffe, et donc d'offrir toujours plus d'espoir de guérison aux patients !

Il est donc essentiel d'inscrire en priorité :

  • Des jeunes : car les greffons des personnes jeunes sont plus riches en cellules souches hématopoïétiques : idéal pour une prise de greffe plus rapide pour les patients. De plus, un donneur est contacté en médiane 4 ans après son inscription. Donc plus il s'inscrit tôt, plus il a de chances de pouvoir aider un patient.
  • Des hommes : car les cellules de leur moelle osseuse sont dépourvues des anticorps que développent les femmes à chaque grossesse. Le greffon est donc mieux toléré sur le plan immunologique chez les patients.
  • Et des profils d'origines diversifiées : car chaque patient possède son propre profil génétique, déterminé en partie par ses origines géographiques. Il est donc essentiel de retrouver cette diversité des profils parmi les donneurs inscrits sur le registre pour améliorer les chances de greffe pour chaque patient.

Pourquoi recherche-t-on des donneurs hommes en priorité ?

Le registre français des donneurs de moelle osseuse compte actuellement environ 30% d'hommes, alors qu'ils représentent 70% des donneurs prélevés pour un don. Lorsqu'un choix est possible, les médecins privilégient les donneurs nés hommes. En effet, les cellules de leur moelle osseuse, dépourvues des anticorps générés lors des grossesses, sont mieux tolérées par les patients.

Comment s'inscrire comme donneur volontaire de moelle osseuse ?

L'inscription est facile et se fait en 3 étapes.
Avant de vous faire remplir le formulaire d’inscription, nous allons vérifier que votre profil répond aux critères recherchés.

1ère étape Quelques infos sur moi
2ème étape Mon état de santé
3ème étape Formulaire d'inscription

C'est parti ! 

À retrouver sur https://www.agence-biomedecine.fr/fr/don-et-greffe-de-moelle-osseuse/tu-as-entre-18-et-25-ans-et-tu-es-un-homme

L’Agence de la biomédecine est un établissement public d’État créé par la loi de bioéthique du 6 août 2004, dépendant du ministère de la Santé. Elle exerce ses missions dans les domaines du prélèvement et de la greffe d’organes, de tissus et de cellules, ainsi que de la procréation, de l’embryologie et de la génétique humaines.
 

Agence de la Biomédecine
CIDFF 12
Ruddy_Canal
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Aide suite aux incendies : Soutien, ressources et informations

Article

Publié le 01/07/2026

Information proposée par Centre national de ressources et de résilience (CN2R) 

Cette page propose une aide suite aux incendies pour les personnes concernées, leurs proches et les professionnels.

Créée pour soutenir et mieux comprendre les conséquences psychologiques, elle rassemble des ressources utiles, des informations fiables, et des outils pour avancer à son rythme.

Lorsqu’un incendie survient, les conséquences psychologiques peuvent être importantes, aussi bien pour les enfants que pour les adultes. Ces difficultés peuvent apparaître immédiatement après l’événement, ou plusieurs mois plus tard. Comprendre ses réactions et savoir où trouver du soutien peut constituer une première étape pour aller mieux.

Vous trouverez ici des ressources à consulter librement, selon vos besoins, et ce que vous souhaitez explorer aujourd’hui.

Consulter le livret pour retrouver progressivement ses repères

Sommaire

Personnes concernées

Pour aller mieux

Enfants 5 conseils pour se sentir mieux
Adultes 10 techniques pour prendre soin de soi

Pour comprendre

Enfants
Adultes

Pour se repérer

Après un incendie, il est fréquent de se sentir désorienté, dépassé ou d’avoir des difficultés à savoir par où commencer. Cette liste a pour objectif de vous aider à identifier les priorités des premiers jours.

Vous n’avez pas besoin de tout faire, ou de tout faire immédiatement. Avancez étape par étape. Faire un peu, c’est déjà beaucoup.

Professionnel

Après un événement traumatogène ?

Le trouble de stress aigu peut survenir suite à un événement traumatisant. Il se traduit par une série de symptômes, notamment
des souvenirs intrusifs. Il dure normalement moins d’un mois mais peut parfois s’installer dans la durée en un trouble de stress
post-traumatique.

Le soutien post-immédiat permet de prévenir le développement du TSPT et de faire face aux réactions post-traumatiques.

Image
  • Le soutien post-immédiat peut se centré sur les cinq principes de Hobfoll. (2007) (sécurité, apaisement, efficacité personnelle, lien social et espoir) sans entrer dans une logique psychothérapeutique de stabilisation au long cours.
  • Il ne s'agit pas de développer des stratégies de sécurité à long terme mais de restaurer un sentiment de sécurité suffisant,
    d'évaluer les besoins immédiats et de favoriser la reprise des capacités d'adaptation dans les heures ou jours suivant l'événement.

Sécurité

  • Sécurité actuelle (hors de danger, repères
    concrets, informations claires)
  • Besoins prioritaires (boire, manger, se
    reposer..)
  • Préoccupations urgentes (enfants, logement,
    travail, animaux, transports..)

Psychoéducation

  • Explication des réactions : symptôme, mécanismes,
    son fonctionnement

Régulation émotionnelle

  • Exercices de relaxation (respiration
    diaphragmatique, relaxation musculaire
    progressive)
  • Cohérence cardiaque et pleine conscience
    (mindfulness)
  • Ancrage sensoriel : techniques d’autoancrage (e.g., ancrage visuel, auditif, tactile)
  • Auto-compassion (dialogue intérieur
    bienveillant ou thérapie d’acceptation et
    d’engagement)
  • Auto-apaisement et autres techniques
    corporelles (techniques d’auto-soin)

Ressources

  • Soutien social : amis, famille, thérapeute, groupes
    de parole ou encore de pair aidance
  • Cadre de vie : refuge stable, routines quotidiennes,
    emploi ou activité structurante
  • Accès aux soins : ressources médicales,
    psychologiques, communautaires
  • Objets de réconfort : photos, objets symboliques,
    animaux de compagnie
  • Espaces sécurisants : lieux réels qui procurent un
    sentiment de sécurité

Rappeler que : 

  • les réactions de stress (émotions intenses, images qui reviennent, difficultés de sommeil, hypervigilance...) sont fréquentes
    dans les premiers jours ;
    ces réactions diminuent souvent progressivement ;
  • il est préférable de conserver autant que possible les routines habituelles, le sommeil, l'alimentation et les liens sociaux ;
  • il n'est pas nécessaire de raconter en détail l'événement si la personne ne le souhaite pas.
Télécharger la fiche pratique

Été 2026 : Les numéros utiles

Partout en France : 

09 70 80 90 40, 24h/24, incendie en cours, cellule d’information du public : pour les demandes générales d’informations, les questions liées à l’événement et les besoins d’orientation.

En Gironde : 

0 800 719 912, 09h-17h, à solliciter uniquement pour un accompagnement médico-psychologique d’urgence. Pour le grand public et les professionnels. Ligne opérée par la cellule d’urgence médico psychologique (CUMP Sud-ouest). Appel gratuit.

En attendant la page sur le site du gouvernement, vous pouvez vous renseigner sur le site du département de la Gironde.

À retrouver sur https://cn2r.fr/jai-besoin-daide/aide-suite-aux-incendies/

Crée en juillet 2019, le Centre National de Ressources et de Résilience (CN2R) propose à tous les publics - au professionnel comme au particulier - des ressources sur les psychotraumatismes et la résilience. Avec une approche pluridisciplinaire, le CN2R a pour mission la diffusion de savoirs scientifiques et d’outils d’accompagnement, en vue d’accroître les capacités de résilience individuelles et collectives, tout au long du parcours de reconstruction des personnes souffrant de syndrome de stress post-traumatique.
Le CN2R a également pour objectif le développement de référentiels de formations et de travaux de recherche relatifs à la prise en charge globale des psychotraumatismes et aux facteurs de résilience des populations exposées à des situations traumatiques.
Une communauté de personnes à l’épreuve de psychotraumatisme.s a été constituée pour contribuer à ces missions.

Centre national de ressources et de résilience (CN2R) 

Rentrée 2026 : les bons réflexes pour accompagner les enfants dans leur vie numérique !

Article

Publié le 31/08/2026

Information proposée par e-Enfance. Association de protection de l'enfance sur internet.

La rentrée scolaire marque le retour en classe, mais aussi celui des groupes de discussion, des réseaux sociaux et peut-être du premier téléphone… En bref, le retour des usages numériques qui rythment de nouveau le quotidien des enfants et des adolescents.

Premier téléphone, nouveaux réseaux sociaux, intelligence artificielle… Les parents peuvent parfois se sentir démunis face à des usages qui évoluent vite. Pourtant, quelques repères simples permettent d’accompagner son enfant, de prévenir les situations à risque et de savoir comment réagir en cas de problème.

À l’occasion de la rentrée 2026, l’Association e-Enfance / 3018 met à disposition des familles et des jeunes une série de fiches pratiques, pensées pour donner aux parents comme aux enfants des conseils concrets et adaptés à leur quotidien.

Les sujets essentiels pour bien démarrer l’année

Prévenir le harcèlement et le cyberharcèlement

Un changement de comportement, une peur soudaine d’aller à l’école ou de consulter son téléphone, un isolement ou encore des troubles du sommeil peuvent être des signaux à prendre au sérieux. Nos ressources permettent de mieux repérer une situation de harcèlement ou de cyberharcèlement, d’adopter les bons réflexes et de savoir vers qui se tourner pour obtenir de l’aide.

TOUS LES CONSEILS RELATIFS AU HARCÈLEMENT ET AU CYBERHARCÈLEMENT

Premier téléphone : poser un cadre dès le départ

L’arrivée du premier smartphone est une étape importante dans la vie d’un enfant. Elle peut être l’occasion de fixer ensemble des règles simples : temps d’écran, applications autorisées, protection des données personnelles, échanges avec des inconnus ou encore utilisation du téléphone le soir.

TOUS LES CONSEILS RELATIFS À L’ACCOMPAGNEMENT DU PREMIER TÉLÉPHONE

Réseaux sociaux : accompagner les usages

Les réseaux sociaux comme TikTok, Snapchat, Instagram ou encore les messageries privées (Whatsapp, Telegram) font partie des espaces de sociabilité des adolescents. Leur utilisation nécessite cependant certains réflexes : choisir ce que l’on publie, protéger son compte, savoir bloquer et signaler un utilisateur ou encore réfléchir avant de partager une photo ou une information personnelle.

TOUS LES CONSEILS RELATIFS AUX PREMIERS USAGES DES RÉSEAUX SOCIAUX

Intelligence artificielle : apprendre à l’utiliser avec du recul

Les outils d’intelligence artificielle occupent désormais une place croissante dans les usages des jeunes : pour faire des recherches, travailler, créer des images ou simplement se confier sur des premiers maux. Mais une IA peut se tromper, inventer des informations ou produire des contenus très réalistes mais faux, notamment des images, des vidéos ou des voix. Les données et documents qui lui sont confiés doivent également être partagés avec précaution.

TOUS LES CONSEILS RELATIFS AU BON USAGE DE L’IA

Protéger sa vie privée et celle de son enfant

Photos de rentrée, vacances, anniversaires… Les parents partagent parfois de nombreux moments de la vie de leur enfant sur les réseaux sociaux.

Avant de publier, il est utile de s’interroger sur ce que cette photo ou cette information révèle, afin de ne pas exposer l’enfant concerné à des adultes malveillants.

TOUS LES CONSEILS RELATIFS À LA PROTECTION DE LA VIE PRIVÉE

Télécharger toutes les fiches conseils pour la rentrée 2026

 

Un webinaire de rentrée pour accompagner les parents !

À l’occasion de la rentrée, l’Association e-Enfance / 3018 propose un webinaire gratuit à destination des parents, le 22 septembre 2026, pour faire le point sur les principaux usages numériques des enfants et des adolescents, les risques à connaître et les bons réflexes à adopter au quotidien. Un temps d’échange pour poser vos questions et repartir avec des conseils concrets à votre famille.

📅 Mardi 22 septembre 2026 – 19h

Un problème ? Le 3018 est là

En cas de harcèlement, cyberharcèlement ou violences en ligne, les enfants, adolescents, leurs familles et les professionnels peuvent contacter le 3018, le dispositif national pour les jeunes victimes de harcèlement et de violences numériques.

Le 3018 est gratuit, anonyme et confidentiel, accessible 7 jours sur 7, de 9h à 23h, par téléphone et via l’app 3018.

Tout au long de la rentrée, retrouvez également les conseils et ressources de l’Association e-Enfance / 3018 sur nos réseaux sociaux.

À retrouver sur https://e-enfance.org/rentree-2026-les-bons-reflexes-pour-accompagner-les-enfants-dans-leur-vie-numerique/

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