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Anonyme (non vérifié)

Maladie de Lyme

Article

Publié le 02/08/2024

Information proposée par Ministère chargé de la santé

La maladie de Lyme, ou borréliose de Lyme, est transmise lors d'une piqûre de tique infectée par une borrelia, une bactérie de la famille des spirochètes. L'infection est souvent sans symptôme mais peut dans certains cas entrainer une maladie parfois invalidante (douleurs articulaires durables, paralysie partielle des membres…). La maladie de Lyme n'est pas contagieuse.

Clip de prévention réalisé par l'association Lympact, la Fédération française contre les maladies vectorielles à tiques, avec le soutien de Santé Publique France et de la Direction Générale de la Santé.

La transmission de la maladie de Lyme à l'homme se fait uniquement par piqûre de tique. Toutes les tiques ne sont pas infectées, et certaines sont porteuses d'autres agents infectieux que les borrelia. Les tiques sont répandues partout en France, surtout en dessous de 1 500 m d'altitude. Elles vivent dans des zones boisées et humides, les herbes hautes des prairies, les jardins et les parcs forestiers ou urbains. Le changement climatique aura probablement une incidence sur l'abondance et la répartition des tiques, qui sont sensibles à la température et à l'humidité. Les contaminations humaines sont plus fréquentes à la période d'activité maximale des tiques, en France entre le début du printemps et la fin de l'automne.

La surveillance de la maladie de Lyme, réalisée par Santé publique France et le Réseau Sentinelles, a montré une tendance à la hausse du nombre de nouveaux cas de maladie de Lyme diagnostiqués en médecine générale en France depuis le début de la surveillance en 2009.

[*Se protéger*]

Les contaminations humaines sont plus fréquentes à la période d'activité maximale des tiques, en France entre le début du printemps et la fin de l'automne. Les piqûres de tique peuvent survenir en forêt, mais aussi dans des prairies ou des jardins, publics ou privés. Il faut préférer les sentiers bien entretenus ainsi que les endroits et éviter les hautes herbes.

– Avant une activité en nature :

Je couvre mes bras et mes jambes avec des vêtements longs. J'utilise un répulsif en respectant le mode d'emploi (pour les enfants, les femmes enceintes…) ;

– En balade dans la nature ou au jardin :

Je reste sur le sentiers et j'évite les hautes herbes. Pour un pique-nique, je peux utiliser une couverture claire étendue sur le sol ;

– Après une activité en nature :

J'inspecte soigneusement mon corps, plusieurs jours de suite. J'inspecte aussi mes animaux de compagnie ;

– Après avoir été piqué par une tique :

J'enlève rapidement la tique à l'aide d'un tire-tique, puis je désinfecte. Pendant un mois je surveille la zone piquée. Si une plaque rouge et ronde s'étend en cercle à partir de la zone de piqûre, je dois consulter un médecin rapidement.

[*Symptômes de la maladie*]

Dans les 30 jours qui suivent une piqûre, peut apparaître un érythème migrant, sous la forme d'une plaque rouge et arrondie qui s'étend en cercle autour de la zone piquée puis disparaît en quelques semaines à quelques mois.

L'évolution est très favorable lorsque la maladie est diagnostiquée et traitée précocement. Un traitement antibiotique de deux semaines est recommandé. En l'absence de traitement, peuvent survenir des troubles articulaires, neurologiques ou cutanés.

[*Diagnostic et traitement*]

La Haute Autorité de santé a publié en 2018 des recommandations de bonne pratique, concernant le diagnostic et le traitement des principales maladies transmissibles par des tiques.

– En l'absence de symptôme, il n'y a pas lieu de traiter ou de pratiquer des examens biologiques.

– Il n'y a pas de traitement systématique après une piqûre de tique. Si un érythème migrant apparait, il devra être traité par antibiotiques pendant 14 jours, sans nécessiter d'examen complémentaire. Les autres manifestations cliniques nécessitent un bilan biologique et un traitement adapté.

– Le traitement antibiotique recommandé ne dépasse jamais 28 jours, sauf dans le cadre d'un protocole de recherche défini par un centre spécialisé désigné par le ministère.

[*Prise en charge des malades*]

En cohérence avec les recommandations de bonne pratique de la Haute Autorité de santé, le ministère chargé de la santé a mis en place une organisation des soins à trois niveaux.

Le premier niveau est celui de la médecine de ville. La plupart des situations peuvent être diagnostiquées et prises en charge par le spécialiste de médecine générale.

En cas de nécessité le médecin généraliste peut prendre conseil auprès de ses confrères hospitaliers du Centre de compétence (CCMVT) le plus proche, ou leur adresser un patient.

Pour le troisième niveau, le ministère a désigné cinq centres de référence (CRMVT), chargés de coordonner le réseau, de dispenser de la formation continue pour les professionnels et de l'information pour le public, ainsi que de faire de la recherche sur les formes prolongées de la maladie.

La Haute Autorité de santé a publié en mars 2022 un Guide du parcours de soins pour les patients présentant une suspicion de borréliose de Lyme.





Toutes les informations utiles, notamment les coordonnées des lieux de consultation, sont accessibles sur le site internet des CRMVT










Le ministère chargé de la santé et les ARS sont très attentifs à l'accueil et à la bonne prise en charge des usagers. Les patients ne doivent pas hésiter à se rendre en consultation au CCMVT si leur médecin leur recommande. Ils auront ainsi l'opportunité de faire progresser la recherche en partageant leur expérience, pour le plus grand bénéfice de tous les malades.

À retrouver sur https://sante.gouv.fr/soins-et-maladies/maladies/maladies-vectorielles-et-zoonoses/maladie-de-lyme

Le ministère de la Santé et de l'Accès aux soins prépare et met en œuvre la politique du Gouvernement dans les domaines de la santé publique et de l’organisation du système de soins.

Sous réserve des compétences du ministre des Finances et des Comptes publics, il prépare et met en œuvre la politique du Gouvernement dans le domaine de la protection sociale.

Ministère chargé de la santé

Fièvre jaune

Article

Publié le 04/06/2025

La fièvre jaune, est une maladie virale aiguë transmissible de l'animal (très souvent le singe) à l'homme et d'homme à homme par divers moustiques du genre Aedes, hôtes intermédiaires et vecteurs. La fièvre jaune reste toujours une cause importante de maladies hémorragiques dans plusieurs pays africains et sud-américains, malgré l'existence d'un vaccin efficace.

La fièvre jaune

La fièvre jaune est une maladie hémorragique virale aiguë qui peut se transmettre par le biais d'une piqûre de moustique du genre Aedes infecté. La maladie sévit dans les régions intertropicales d'Amérique du sud et d'Afrique.

Le terme « jaune » fait référence à la jaunisse présentée par certains patients. L'OMS estime chaque année à 200 000 le nombre de cas de fièvre jaune et à 30 000 le nombre de décès dus à cette maladie dans le monde. La fièvre jaune est également une maladie d'importation : des voyageurs non vaccinés peuvent s'infecter en zone d'endémie et développer la maladie de retour de voyage.

Transmission à l'homme

La fièvre jaune est une maladie virale due au virus amaril (un arbovirus du genre Flavivirus).

Le virus est transmis par plusieurs espèces de moustiques dont ceux du genre Aedes (ainsi que Hemagogus ou Sabethes en Amérique du Sud). Les moustiques jouent le rôle de vecteur et de réservoir grâce à leur capacité de transmission du virus à leur descendance.

Le virus touche principalement l'homme et le singe. L'homme peut être contaminé de plusieurs manières :

– par des piqûres de moustiques « sauvages » infectés, à l'occasion d'un séjour en forêt (cycle "selvatique", prédominant en Amérique latine et dans les forêts africaines) ;
– par des piqûres de moustiques « domestiques » (Aedes aegypti), suite à l'introduction du virus en zone urbaine à partir des zones rurales (cycle "urbain", responsable des grandes épidémies) ;

– par des piqûres de moustiques « semi-domestiques », infectant à la fois l'homme et les singes (cycle "intermédiaire", le plus fréquent en Afrique dans les zones de savane, qui peut produire de petites épidémies dans des villages ruraux).

Aucune donnée à ce jour ne fait état d'une transmission directe (sans vecteur) de personne à personne.

Symptômes

Après une incubation d'environ une semaine, la maladie se caractérise par les symptômes suivants : fièvre, frissons, douleurs musculaires, maux de tête, nausées, vomissements.

Dans les formes graves, après trois jours d'évolution, une rémission passagère précède l'apparition d'un syndrome hémorragique avec saignements de la bouche, du nez, des yeux et de l'estomac accompagnés de vomissement de sang, de troubles hépatiques avec une coloration jaune de la peau et du blanc des yeux et des urines foncées (ictère) ainsi que des troubles rénaux. La mort peut survenir, pour près de la moitié des cas graves, dans les 7 à 10 jours, après une phase de délire, de convulsions et un coma.

Diagnostic biologique

La fièvre jaune est parfois difficile à reconnaître, surtout dans les premiers stades car elle peut être confondue avec d'autres pathologies tropicales qui peuvent d'ailleurs être associées à la fièvre jaune : paludisme, dengue, fièvre récurrente, rougeole (chez l'enfant), leptospirose, fièvres hémorragiques virales, hépatites etc. Les tests sanguins (RT-PCR) permettent parfois de détecter le virus à un stade précoce de la maladie. Aux stades plus tardifs, il faut procéder à des tests pour identifier les anticorps (ELISA et PRNT).

Traitements

Il n'existe aucun traitement spécifique contre la fièvre jaune. Seul un traitement symptomatique peut être proposé : réhydratation, administration de médicaments visant à limiter la fièvre, les vomissements et la douleur, antibiotiques pour les surinfections.

La vaccination, principale mesure de prévention de la fièvre jaune

La vaccination est la principale mesure de prévention contre la fièvre jaune. Le vaccin est sûr, et très efficace, une seule dose suffit à conférer une immunité durable et une protection à vie contre la maladie. Il donne en 30 jours une protection immunitaire efficace à 99% des sujets vaccinés.

Cette vaccination contre la fièvre jaune est effectuée dans des centres de vaccination habilités.

L'administration d'une seconde dose de vaccin est recommandée pour les enfants vaccinés avant l'âge de 2 ans, les femmes primo-vaccinées en cours de grossesse, les personnes vivant avec le VIH et les personnes immunodéprimées. Cette option devrait également être considérée en cas d'évidence de circulation active du virus de la fièvre jaune chez les personnes vaccinées depuis plus de dix ans.

Recommandations pour les voyageurs

La vaccination est la mesure de prévention la plus efficace contre la fièvre jaune.

De nombreux pays exigent la vaccination à l'entrée du territoire mais le fait qu'un pays n'exige pas la vaccination contre la fièvre jaune ne signifie pas qu'il n'y a aucun risque de transmission de la maladie.

La vaccination est obligatoire pour se rendre ou séjourner en Guyane. Elle est également obligatoire pour les personnes se rendant en Guadeloupe, Saint Barthelemy, Saint Martin, Martinique ou Mayotte et ayant séjourné ou transité plus de 12 heures dans un pays à risque de transmission de la fièvre jaune.

Consulter la liste des pays qui exigent ou recommandent la vaccination contre la fièvre jaune sur le site de l'OMS

Avant d'envisager un voyage dans une zone touchée par la fièvre jaune, il est recommandé :

– de prendre connaissance de la fiche Santé « Conseils aux voyageurs » sur le site du Ministère de l'Europe et des Affaires étrangères

– de consulter le dossier « fièvre jaune » sur le site de l'Organisation mondiale de la santé.

pdf Liste des centres habilités à effectuer la vaccination contre la fièvre jaune Téléchargement du pdf (242.1 kio)

De manière générale il est fortement recommandé de se protéger contre les maladies transmises par les moustiques en adoptant, dans une zone à risque des mesures de protection individuelles contre les piqûres de jour comme de nuit afin d'éviter toute propagation virale.

Il est recommandé de consulter un médecin en cas de symptômes pouvant s'apparenter à ceux de la fièvre jaune.

À retrouver sur https://sante.gouv.fr/soins-et-maladies/maladies/maladies-vectorielles-et-zoonoses/la-fievre-jaune

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