J’ai peut-être un projet parental (un jour)

Certaines habitudes du quotidien ou expositions peuvent, même avant la grossesse, influencer les chances de concevoir plus tard. La fertilité se construit dès les premières années de la vie, et sans le savoir certains choix ou habitudes peuvent déjà avoir un impact sur la santé globale, et donc sur la fertilité. Faire quelques choix de vie plus sains dès maintenant peut préserver votre fertilité et vos chances d’avoir un bébé en bonne santé dans le futur.

S’informer tôt, ce n’est pas se projeter tout de suite dans la parentalité, mais cela permet de mieux préserver ses chances pour plus tard.

Attention aux Infections sexuellement transmissibles, elles peuvent aussi affecter votre fertilité - Certaines infections sexuellement transmissibles (IST) peuvent passer inaperçues et, si elles ne sont pas dépistées et traitées à temps, affecter durablement la fertilité. Le préservatif, le dépistage lorsqu’une situation le justifie (même sans symptômes) et la vaccination contre le papillomavirus sont les principaux moyens de s’en protéger.

Conserver ses ovocytes ou ses spermatozoïdes : qui peut le faire et pour quoi faire ?

La conservation des gamètes (ovocytes ou spermatozoïdes) s’adresse aux personnes qui doivent ou souhaitent préserver leur fertilité pour un futur projet de grossesse. Cette technique permet d’augmenter ses chances d’avoir un enfant plus tard avec ses propres gamètes.  

Elle peut être proposée  :  

  • dans certaines situations médicales (traitement, maladie pouvant altérer la fertilité) : on parle alors de « préservation de la fertilité »,  
  • mais aussi sans raison médicale, dans le cadre d’un choix personnel : on parle alors d’ « autoconservation » . 

→ Préserver sa fertilité face à un risque médical  

Lorsqu’un traitement (comme une chimiothérapie, une radiothérapie ou une chirurgie ovarienne) ou une maladie risquent d’altérer la fertilité, il est possible de conserver ses gamètes ou tissus germinaux en amont. Cette préservation médicale est proposée aux femmes et aux hommes concernés, y compris aux adolescents, dès lors qu’un risque d’infertilité est identifié.

L’objectif est de permettre de préserver la fertilité avant des traitements (que l’on appelle des traitements gonadotoxiques) ou avant d’atteindre le stade d’une maladie qui peuvent avoir un impact sur le système reproductif. La décision est encadrée par une équipe spécialisée, en lien avec le contexte médical de la personne. 

La conservation des gamètes ou des tissus germinaux pour motif médical est entièrement prise en charge. 

→ En savoir plus :  

→  Autoconservation sans motif médical 

Depuis la loi de bioéthique de 2021, toute personne peut autoconserver ses gamètes par choix sous certaines conditions d’âge, afin de conserver ses gamètes et pouvoir les utiliser ultérieurement si un projet d’enfant nécessite une assistance médicale à la procréation (AMP).

A savoir :  

  • Pour les femmes : le prélèvement d’ovocytes peut se faire à partir de 29 ans et jusqu’à 36 ans inclus.
  • Pour les hommes : le recueil de spermatozoïdes peut se faire à partir de 29 ans et jusqu’à 44 ans inclus.

→ En savoir plus :

Je souhaite avoir un enfant bientôt

Quand le désir d’enfant devient concret, c’est le moment pour se poser les bonnes questions et mettre toutes les chances de son côté.

Si vous souhaitez avoir un enfant un jour, il est utile de consulter un professionnel de santé pour réaliser ce que l’on appelle une consultation pré conceptionnelle. Cette rencontre permet de faire un bilan général et de préparer une future grossesse dans les meilleures conditions.

À qui en parler en premier ? Vers quels professionnels se tourner ? Quelles démarches entreprendre, et quelles informations sont vraiment fiables ? 

Obtenir des conseils en fonction de son environnement grâce aux plateformes PREVENIR

Le réseau de plateformes PRÉVENIR (PREVention, ENvIronnement, Reproduction) a pour mission de prévenir et repérer les expositions à des substances toxiques pour la reproduction, qu’elles soient domestiques, environnementales ou professionnelles, chez les couples confrontés à des difficultés de fertilité ou à certaines pathologies de la grossesse.

Elles ont pour objectif d’identifier plus précisément les expositions, d’offrir un accompagnement adapté à chaque situation, et de renforcer la prévention pour toutes les personnes concernées, par la réalisation d'un diagnostic environnemental et la délivrance de conseils de prévention ciblés (alimentation, usage de cosmétiques, travaux domestiques, addiction ou exposition professionnelle).

Pour qui ?  

Elles s'adressent aux couples ayant des troubles de la fertilité ainsi que de femmes présentant des pathologies de grossesse (prématurité, malformations...), arrêts répétés de grossesse.

« Quand dois-je m’inquiéter si la grossesse n’arrive pas rapidement ? »

Selon l'Organisation Mondiale de la Santé, l'infertilité se définit par l'absence de grossesse spontanée après 12 mois de rapports sexuels régulier sans contraception.  

Si la grossesse tarde à venir, il est conseillé de consulter un médecin traitant 📌, un gynécologue 📌 ou une sage-femme 📌. 

En pratique : 

  • avant 35 ans : une consultation est recommandée si la grossesse n'est pas survenue après 1 an de rapports sexuels réguliers ; 
  • après 35 ans ou plus tôt s'il existe des antécédents médicaux du couple pouvant affecter la fertilité : ce délai est réduit à 6 mois.  

L'infertilité peut être explorée lors d'une consultation pour difficultés en période de conception ou à l'occasion d'une consultation pré conceptionnelle. 

Le médecin commence généralement par prescrire les examens les plus simples, puis, si nécessaire, propose un bilan plus complet pour explorer les causes de l'infertilité.

En savoir plus :  

J'ai des difficultés à avoir un enfant

Si la grossesse tarde à venir, il est conseillé de consulter un médecin traitant, un gynécologue ou une sage-femme.  

En pratique, il faut penser à consulter :  

  • avant 35 ans : si la grossesse n'est pas survenue après 1 an de rapports sexuels réguliers ;
  • après 35 ans ou plus tôt s'il existe des antécédents médicaux du couple pouvant affecter la fertilité : ce délai est réduit à 6 mois.